NOUVEAU!
Retrouvez régulièrement les compte rendu de nos réunions, des billets d'humeurs sur le blog.
J'invite chacune et chacun d'entre vous à faire des commentaires sur les articles, à réagir, à donner votre avis bref à apporter une part de vous même à ce blog, c'est ainsi que nous feront vivre le débat!
Suite à la réunion mensuelle des Jeunes Actifs de la 2èmecirconscription de Marseille sur la réforme des lycées animée par Audrey CHAILLOU, Franck DUVAL et moi même, qui s’est déroulée de la façon suivante :
Présentation des différents points abordés par la réforme par Audrey CHAILLOU, un professeur de l’enseignement secondaire, suivie d’un débat orienté autour des questions posées par les personnes présentes, a été noté et mis en évidence ce qui suit :
- Accueil très favorable concernant l’accompagnement et l’orientation des élèves
- Avis très positif quand au développement des langues étrangères et les nouvelles options présentées pour les différentes filières
- Une bonne compréhension de la réforme concernant l’histoire géographie, même si les questions témoignaient d’une certaine inquiétude due à une médiatisation souvent déformée de la question, les personnes présentes ont parfaitement assimilé les enjeux de ce changement
Cependant, des questions d’ordre matériel demeurent pour ceux qui vivent au quotidien les problèmes que pose le lycée (personnel enseignent et administratif), elles apparaissent assez essentielles et méritent probablement quelques éclaircissements.
- Avec le renforcement des langues étrangères, que deviennent les sections européennes ? Gardent-elles leurs spécificité, ne risquent-elles pas de ne plus avoir de raison d’être ?
- Comment vont être choisis les professeurs susceptibles d’enseigner leur matière dans une autre langue, la maîtrise de la langue doit alors être parfaite. Que vont faire les lycées où aucun professeur ne pourra assumer cette tâche ?
- Comment appréhender le renforcement des langues étrangères, projet qui apparait alors très ambitieux quand on sait qu’un nombre assez important d’élèves arrive au lycée avec une maîtrise parfois très faible de la langue française ?
Les créations de groupes de compétences pour l’apprentissage des langues, même si l’idée apparait très bonne, risquent de poser de gros problèmes de gestion (emploi du temps des élèves, des professeurs, évaluations etc.) Des lycées, qui avaient déjà tenté l’expérience, ont abandonné car trop compliqué à mettre en place.
- Alors que l’on parle de suppression de poste, le suivi personnalisé des élèves semble au contraire nécessiter plus de moyen. Que répondre aux professeurs qui se posent cette question et redoutent une surcharge de travail au détriment de la qualité de l’enseignement qu’ils dispensent?
- Les stages de remise à niveau seront effectués par des professeurs sur la base du volontariat. Est-ce que tous les lycées doivent s’engager à assurer ces stages ? Que faire pour les lycées où aucun professeur ne sera volontaire ? Ne risque-t-on pas de devoir faire appel à des intervenants extérieurs qui ne seront peut-être pas qualifiés ?
Pour terminer, une élève de lycée, actuellement en filière littéraire, a soulevé le problème de la philosophie (coefficient très élevé en terminale L) qui ne fait son apparition qu’en Terminale. Pourquoi ne pas proposer une option dès la première, par exemple, afin de mieux préparer les élèves à cette matière très difficile ?
Notre démarche va se prolonger, puisque nous avons proposé aux lycéens présents de se faire l’écho des réflexions de leurs collègues afin que nous les fassions remonter auprés des services du Ministre de l'éducation, Luc CHATEL.
Nous suivrons la même démarche avec les professeurs que nous avons dans nos relations, ainsi bien sur qu’avec celles et ceux qui voudront faire part de leurs attentes, de leurs inquiétudes et de leurs interrogations sur cette réforme des lycées.
Enfin, sur la proposition de notre Responsable Départemental, Philippe MEMOLI, nous organiseront une grande réunion des Jeunes Actifs 13 afin de prolonger ce débat sur l’ensemble du département.
Bref nous avons la volonte de nous faire l'écho des attentes et des interrogations du plus grand nombre sur cette reforme au combien importante pour l'avenir de nos enfants auprès du ministre.